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Publié le 2 février 2016

Ma grossesse aux USA : le 1er trimestre

On se retrouve aujourd’hui avec un nouvel article de cette série « Ma grossesse aux USA ». Si vous les avez ratés, j’ai déjà publié une vidéo « 5 Choses à savoir quand on attend un enfant aux USA » ainsi qu’un article sur l’avant-grossesse.

Je tiens à rappeler comme je l’ai fait dans l’article précédent, que j’essaye de fournir un maximum d’informations factuelles, mais je tiens toutefois à préciser que le parcours et retour d’expérience que je m’apprête à décrire ici me sont propres et n’ont pas du tout la prétention d’être vérité universelle. Beaucoup de facteurs pourront différer dans votre aventure, mais l’idée est de vous donner les grandes lignes.

 

Le test de Grossesse

Tout commence par ici. Vous essayez de concevoir un enfant et, vient le jour où vous notez un retard de règles, peut-être accompagné d’autres symptômes qui vous laissent penser qu’il y a eu fécondation et que vous êtes donc enceinte. La première étape pour le vérifier est donc de se procurer un test de grossesse.

Vous les trouverez en vente libre dans beaucoup de supermarchés (Safeway, Fred Meyer, Target, Walmart, etc) au rayon hygiène, vers les protections hygiéniques et les préservatifs, mais également en pharmacie et toujours en vente libre (Rite Aid, Walgreen, etc…). Attention à ne pas les confondre avec les tests d’ovulation, aussi vendus dans ce rayon.

L’offre est multiple. Il existe plusieurs marques telles que Clear Blue, First Response, AccuClear… Et chacune se déclinent en différents types de tests : les basiques (positif ou négatif), les plus sophistiqués qui vous indiquent la date approximative de conception, et certains peuvent même détecter jusqu’à 6 jours avant l’absence de règles si la fécondation a lieu. Tous semblent être fiables à 99%, mais je ne suis pas experte en la matière, donc ne prenez pas ça pour argent comptant.

Mon expérience : Personnellement j’ai acheté un test de la marque ClearBlue, assez basique avec seulement l’indicateur positif ou négatif. Cela m’a couté environ $15 le pack de 2 tests chez Walgreen. Je l’ai fait la veille de mon supposé retour de règles parce que je ressentais pas mal de symptômes d’une potentielle grossesse. La suite vous la connaissez… le test était positif !

Calendrier USA / calendrier France

Comme je vous le disais dans ma vidéo Youtube, le temps de gestation n’est pas tout à fait le même qu’en France. En effet, aux Etats-Unis ils comptent 40 semaines depuis la date de vos dernières règles (contre 41 semaines en France).

Et au-delà du nombre de semaines, le découpage mensuel de la grossesse se fait différemment, comme le montre le schéma ci-dessous :

grossesse-aux-usa-1er-trimestre_01

Et finalement tout cela n’a pas une grande importance, parce que le bébé finira par arriver et qu’au-delà des différences d’un pays à l’autre, il existe de toute façon d’importantes différences d’une femme à l’autre dans un seul et même pays.

Mon expérience : En début de grossesse, j’ai essayé de suivre l’évolution de ma grossesse avec les deux systèmes, mais très vite, je me suis embrouillée. J’ai alors décidé de ne suivre que le calendrier américain, puisqu’après tout, ma grossesse se passait ici, et que c’était bien plus simple ainsi.

Choisir un Care Provider

Vous avez fait un test de grossesse et celui-ci est positif. L’étape suivante est donc de prendre un rendez-vous avec votre Care Provider si vous en avez déjà un, ou d’en choisir un si vous n’en avez pas encore. Le Care Provider peut-être un gynécologue-obstétricien ou une sage-femme, et apparemment il est aussi possible de faire le suivi de grossesse avec son médecin généraliste.

Pour bien choisir son provider, assurez-vous d’abord qu’il ou elle soit « in-network », c’est-à-dire qu’il/elle soit couvert par votre Health Insurance pour que les frais soient pris en charge au maximum de ce que votre « Health Insurance Plan » permet. Pour en savoir plus, vous pouvez appeler votre assurance santé qui vous communiquera les différents professionnels de santé au sein du réseau.

Une fois que vous avez identifié quelques cabinets ou care provider, parlez-en autour de vous et essayez d’obtenir des avis ou recommandations de vos amies, collègues, connaissances… Encore une fois, les retours seront très personnels et parfois divergents mais cela vous permettra peut-être de ne pas choisir totalement « à l’aveugle ».Quel que soit votre choix, et si vous n’accrochez pas avec le professionnel que vous rencontrez, n’hésitez pas à en changer, soit au sein du même cabinet médical, soit de changer de cabinet si vous n’avez pas d’autres options. Le choix du Care Provider déterminera de fait l’hôpital ou la clinique à laquelle vous serez rattachée pour votre accouchement.

Mon expérience : Quelques jours après que le test de grossesse se soit avéré positif, j’ai pris contact avec un cabinet de gynécologues / sages-femmes dont je savais qu’il était « in-network » d’une part, et dont j’avais eu de bons échos par mes collègues d’autre part. J’avais également choisi un cabinet proche de chez moi (20 min environ) pour m’éviter le potentiel stress des embouteillages etc… et rattaché à un grand hôpital (St Vincent) qui se trouvait juste à côté.

Après quelques questions pratiques et administratives, on m’a proposé de prendre un rendez-vous pour mi-février et on m’a demandé si je préférais voir un OBGYN ou une Midwife. Je connaissais la différence entre les deux sur le papier, mais ne savais pas réellement comment cela se traduisait en pratique. La secrétaire m’a alors expliqué que les Midwifes prenaient généralement plus de temps avec les patientes lors du suivi, alors que les Gynécos pouvaient être plus « expéditifs » lors des consultations. Le facteur temps était super important pour moi parce que c’était mon 1er enfant, que j’avais des centaines de questions à poser à chaque RDV, sans compter le fait d’être dans un pays où je ne connaissais rien à la façon de gérer une grossesse… donc la dernière chose que je voulais était de me sentir « pressée » par un médecin. Et puis je savais que la sage-femme était celle qui faisait 80% du « boulot » lors d’un accouchement et que l’obstétricien viendrait plus ou moins au dernier moment pour s’assurer que tout allait bien et faire les quelques actes médicaux nécessaires. Du coup j’ai opté pour la sage-femme et ne l’ai jamais regretté.


Il est possible que certains d’entre vous envisagent la possibilité d’un accouchement à la maison ou en centre de naissance (Birthing Center) pour un accouchement moins « médicalisé ». Si le coût global peut être moins cher, il est possible aussi que votre assurance santé ne le couvre pas du tout, ou peu, et que vous deviez vous acquitter d’une somme non-négligeable de votre poche. Renseignez-vous bien en amont pour ne pas avoir de mauvaise surprise au moment de la facture.

Mon expérience : J’avais moi-même demandé à ma sage-femme lors de mon 1er rendez-vous, quelles étaient mes options si je ne souhaitais pas accoucher à l’hôpital. Elle m’avait alors indiqué deux Birthing Center de Portland qui étaient assez réputés et surtout qui étaient rattachés à des hôpitaux, critère très important si des complications intervenaient. Une multitude de circonstances (éloignement, non prise en charge de la mutuelle et peur du risque) ont fait que nous n’avons pas poussé cette option plus loin, mais si vous envisagez vous-même cette option, peut-être le rattachement à un établissement hospitalier est un critère que vous devriez prendre en compte.

Le 1er RDV

Mon tout premier rendez-vous a eu lieu autour de ma 10ème semaine de grossesse, soit mi-février. J’avais appelé le cabinet de sage-femme, dans les jours qui ont suivi le test de grossesse positif. A compter de ce moment là, et jusqu’à la 32ème semaine de grossesse, le suivi se fait toutes les 4 semaines, sauf urgence bien entendu.

Lors de ce rendez-vous, comme pour tout autre rendez-vous médical (hors grossesse) on prendra votre température et on vous pèsera. Puis vous allez rencontrer votre care provider, échanger sur vos attentes et appréhensions si vous le souhaitez, poser vos questions.

La sage-femme que j’ai rencontrée n’a pratiqué aucune osculation lors de ce rendez-vous. Je ne peux pas généraliser à toute l’Amérique, mais en tout cas dans la région de Portland, le suivi médical n’est pas « invasif », c’est-à-dire que le care provider ne procède pas à une vérification du col de l’utérus systématique. Cet acte médical est réservé exclusivement aux femmes montrant des symptômes d’ouverture de col (je ne me rappelle plus quels sont ces symptômes, mais je sais qu’il en existe).

Ce sera également l’occasion de la première échographie pendant laquelle l’échographe va prendre quelques mesures pour s’assurer que le fœtus se développe bien et également pour entériner la date de conception de manière officielle.

C’est aussi lors de ce rendez-vous, que l’on nous a offert la possibilité de faire des tests génétiques permettant d’écarter l’hypothèse de maladies génétiques (dont la Trisomie 21 et d’autres dont j’ai oublié les noms). Cet examen sanguin, efficace à 99%, vous offrira également la possibilité de connaitre le sexe de votre enfant, si toutefois vous souhaitez le découvrir. Contre toute attente, ici on ne s’inquiète presque pas de la toxoplasmose qui est pourtant tant contrôlée en France. On conseillera aux femmes enceintes ayant un chat de déléguer le changement de litière au mari, mais aucun dépistage n’est fait. Aucune mention spécifique quant à l’alimentation n’est faite.

A compter de cette première rencontre, et jusqu’à la 32ème semaine de grossesse, mes rendez-vous avec la sage-femme se sont tenus toutes les 4 semaines. Cette fréquence dépendra bien sur de votre gynéco ou sage-femme.

Mon expérience : Nous avons choisi de faire les tests génétiques. Quelques tubes de sang en moins et 15 jours plus tard, nous avons reçu les résultats et avons ainsi appris que nous attendions une petite fille. Le coût de ces tests s’est élevé à $50.
Pour revenir sur le sujet de la toxoplasmose, j’ai demandé à être testée afin de savoir si j’étais immunisée ou pas. Il s’avère que je ne l’étais pas, mais que je ne présentais aucun risque puisque nous n’avions pas de chat. Je n’ai jamais été re-testée après ça, et de mon propre chef j’ai décidé de laver tous les fruits et légumes au vinaigre blanc, puisque je savais que c’était préconisé de le faire en France.


★ la minute vocabulaire ★

  • Birthing center: Centre de naissance
  • Cervix : Col de l’utérus
  • Down Syndrom: Trisomie 21
  • Midwife: Sage-femme
  • Toxoplasmosis: Toxoplasmose
  • Ultrasound: Echographie

J’espère que ce nouvel article sur la grossesse aux USA vous a plus. N’hésitez pas à laisser un petit mot ou poser vos questions dans les commentaires ci-dessous. A venir : le récit du 2ème trimestre.


Article publié par Laëtitia

Originaire de Grenoble, je suis à mi-chemin entre les trente et quarante bougies. Mon mari et moi sommes arrivés à Portland (Oregon) en septembre 2013, et sommes les heureux parents d’une petite franco-américaine, Olivia, née en 2015. Je suis l’auteur et la photographe de ce blog que j’alimente dès que j’en ai l’occasion. J’ai la chance d’exercer un métier qui me passionne, à savoir, Responsable Evènementiel.

5 commentaires

  • Belle expérience, c’est intéressant de savoir comment est géré une grossesse à l’étranger

  • Toujours étonnantes ces différences d’un pays « développé » à un autre… Merci pour ce partage d’expérience ☺

  • Merci pour cet article super clair ! J’ai hâte de lire la suite !

  • Super article, c’est chouette de voir comment ça s’est passé pour toi ! C’est vrai qu’il y a des différences subtiles (toxoplasmose, vitamines prénatales, avoir ou non une péridurale – pas si subtile cette dernière !) mais globalement, le suivi semble être très similaire entre la France et les Etats-Unis. A part la non existence de l’haptonomie aux USA, ce qui m’a vraiment surprise (par rapport à la mentalité américaine liée à la maternité) et un peu dépitée. Et un séjour très court à la maternité, mais j’ai l’impression que la France suit le même chemin…
    Sur la différence d’une semaine sur le calendrier : ça commence à avoir de l’importance quand le bébé n’arrive pas justement. Je me souviens avoir été choquée quand une amie m’a dit que sa fille était née avec 10 jours de retard (aux US), car j’avais en tête la limite de 5 jours (ce qui se fait en France). Et puis j’ai compris quand je suis tombée enceinte, et ironie de l’affaire, la même chose m’est arrivée. Du coup, la famille et les amis en France ont piaffé d’impatience pendant plus de 10 jours, alors qu’ici, tout le monde était zen.

  • Très bon article !

    Pour celles qui hésitent entre sage-femme et OBGYN, je rajouterai aussi qu’aux USA, il n’y pas *généralement* pas de sages-femmes dans les maternités, sauf si on en a choisi une spécifique pour le suivi. Donc quand on a une OBGYN, ce sont des infirmières qui font la plupart du travail, puis le gygy qui arrive à la fin. Selon les hôpitaux, les infirmières ne sont pas forcément spécialisées mater, puisqu’elles tournent dans les différents services, et ça peut faire beaucoup dans la qualité de la prise en charge !

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