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Publié le 19 mai 2014

5 choses à savoir avant de s’expatrier

Quitter la France et partir vivre à l’étranger, pour une période déterminée ou indéterminée, est une grande aventure. En ce qui me concerne, et comme vous le savez maintenant, partir vivre aux USA était un rêve de longue date. La période de transitionentre le moment où on a su qu’on partait et celui où je suis arrivée réellement arrivée aux USA– a duré 5 mois. Et j’ai compté chaque jour qui passait et me rapprochait un peu plus du départ tant attendu. Si je m’étais préparée psychologiquement à pas mal de chose (le manque des amis, de la famille, du fromage, l’inactivité professionnelle…), certaines m’ont totalement surprises, parfois désarçonnées.

Pour vous aider à mieux appréhender votre départ, je vous livre ici les 5 choses à savoir avant de s’expatrier.

Partir pour découvrir, pas pour fuir

Partir vivre à l’’étranger c’est saisir l’opportunité de s’enrichir et de découvrir un pays, une culture, des gens. Ça offre également un tout nouveau terrain de jeu en terme de voyages, de week-ends, d’escapades. Ça permet de se confronter à de nouvelles situations, d’ouvrir son esprit à des us et coutumes différents des siens. C’est à la fois enrichissant et déroutant.

Alors partir parce que l’on est persuadé que l’herbe est plus verte ailleurs, c’est se méprendre totalement et s’exposer au risque d’être fort déçu(e) ou frustré(e). Parce qu’elle n’est pas plus verte, elle est juste d’un vert différent, une autre nuance sur la palette des verts. Mais comme partout ailleurs, à l’étranger, l’herbe est parfois trop haute ou trop basse, parfois trop sèche. Et puis il y a aussi de la mauvaise herbe, c’est universelle. Je pense qu’il est donc primordial d’en avoir pleinement conscience avant le départ, et de ménager ses attentes pour ne pas tomber de haut à l’arrivée!

Personnellement, nous nous sommes expatriés sans préjugés et sans attente. Motivés simplement par l’envie de changer de cadre, et je pense que cela contribue aussi à la réussite de notre expatriation. Je le disais récemment dans une interview donnée sur le blog Les 5 Coins du Monde, j’essaie de ne pas comparer la France et les États-Unis en termes de « mieux » ou « moins bien », mais apprécie simplement les différences entre ces deux cultures.

Mes conseils :

  • Partez avec l’esprit ouvert et sans idée préconçue
  • Envisagez cette expatriation comme une opportunité de grandir et vous enrichir
  • Sachez que rien n’est irrémédiable et que vous avez toujours la possibilité de rentrer

Ne sous-estimez pas le déracinement

Avant de changer de pays, je n’avais pas l’impression de me sentir « Française ». En tout cas, pas plus que je me sentais Européenne ou simplement Citoyenne du Monde. Et je n’avais pas non plus l’impression que vivre aux USA serait très différent, si ce n’est que ça allait nous donner l’opportunité de voyager davantage.

Les trois premières semaines se sont super bien passées, une vraie lune de miel, j’étais animée par l’excitation de tant de découvertes, comme lors de nos dernières vacances.  Et au bout de trois semaines, gros retour de manivelle, j’ai ressenti un profond et troublant déracinement. Non pas que la France me manquait, mais juste que je n’avais pas encore apprivoisé ce nouveau pays, ce nouvel environnement. Ce qui m’a d’ailleurs surprise, parce que je n’avais jusqu’alors jamais eu le sentiment d’être « enracinée » en France non plus..

Là j’ai compris que ce n’était pas juste des vacances, et soudainement, j’ai manqué de repères, me suis sentie totalement perdue dans cette nouvelle vie qui n’était pas encore tout à fait mienne, mais dans laquelle il n’y avait pas non plus de traces de l’ancienne. Un sentiment étrange de ne plus « appartenir » à aucune vie, à aucun pays. Et quand je dis « perdue », je l’entends au sens propre comme au figuré. J’étais perdue dans mon quartier, perdue dans les rayons de supermarché, mais aussi personnellement un peu déboussolée, ressentant presque littéralement le manque de racine. Mais le temps faisant son œuvre, et résolue à faire de cette expérience une réussite, il ne m’a finalement pas fallu très longtemps pour retrouver un sentiment de stabilité.

Mes conseils :

  • Laissez-vous du temps pour « poser vos valises » et reconstruire votre cocon
  • Allez vers les autres : l’homme est un animal social. J’ai trouvé que c’était un excellent moyen de reprendre racine dans cette nouvelle terre.

Apprenez la langue

S’expatrier implique souvent de partir vivre dans un pays dont la langue principale est différente de sa langue d’origine. Face à ce postulat, il y a deux options : To Apprendre or Not To Apprendre la langue en question.

Bien évidemment je ne saurai que trop vous recommander de l’apprendre au plus tôt. Que ce soit pour des procédures administratives, faire des rencontres, faire ses courses, aller chez le médecin, vous serez très rapidement amenés à vous exprimer uniquement dans la langue du pays, vous devrez comprendre et vous faire comprendre. Si l’espagnol est une langue assez fréquemment parlé aux USA, les personnes ayant des notions de français sont un peu plus rares. Ne comptez donc pas sur ça.

Depuis notre arrivée, j’ai régulièrement pensé que le fait que nous parlions anglais couramment a facilité notre intégration et notre quotidien, et ce à tous les niveaux. Mais, le moment où j’en ai pleinement pris conscience, c’est un soir de fin janvier quand j’ai dû faire un séjour aux Urgences. Vous imaginerez facilement à quel point ce type d’expérience peut s’avérer stressant et inconfortable? En général, lors d’une consultation programmée à l’avance, les hôpitaux ont l’obligation de proposer l’assistance d’un traducteur aux patients. Mais aux urgences, il n’y a pas un interprète pour chaque langue, de garde, dans tous les hôpitaux de la ville! Heureusement pour moi, je n’en aurai de toutes façons pas eu besoin, parce que j’étais totalement en mesure d’expliquer mes symptômes et de répondre aux questions des médecins.

Et puis pour rebondir sur le point n°2 que j’évoquais plus haut, être en capacité d’échanger et d’interagir avec tous les protagonistes de votre nouvelle vie vous permettra de trouver vos marques et de vous intégrer plus rapidement.

Je ne vous mentirai pas, on ne devient pas bilingue en quelques mois, mais  commencez dès que possible à vous familiariser avec la langue pour avoir une base pour communiquer. Pour le reste, vous aurez tout le temps de parfaire votre niveau une fois en immersion.

Mes conseils :

  • Regarder des films ou séries en anglais, écouter des chansons en lisant les paroles.
  • Il existe des méthodes pour l’apprentissage des langues : Rosetta Stone, DuoLingo (gratuit), et d’autres méthodes pour apprendre rapidement.
  • Participer à des rencontres franco-anglaises/américaines dans votre ville

Loin des yeux…

J’ai voulu croire très fort que mes relations amicales seraient toujours aussi présentes même quand 10.000kms nous sépareraient. D’ailleurs, je n’ai jamais imaginé qu’il puisse en être autrement. A 18ans (en 1999 – ça me rajeunis pas tout ça), j’étais partie vivre en Irlande et avais un peu souffert de l’éloignement, du manque de moyen pour communiquer. Mais pour ce départ aux US, et parce que les technologies ont tellement évoluées depuis, j’étais persuadée que ce serait « fingers-in-the-noze », qu’on échangerait plein d ’emails, qu’on s’appellerait par Skype, etc. … Mais voilà, il y a un « mais ». Et pour éviter la même déconvenue, à quiconque envisage de changer de pays, je tenais à témoigner de mon expérience personnelle.

Je n’irai pas jusqu’à dire que « loin des yeux, loin du cœur », parce que je n’ai pas la prétention de savoir ce qui se passe dans le cœur de mes amis, mais je peux quand même dire que la distance est un vrai challenge.  Je ne pense pas que mes amis m’aient oubliée ou ne m’aiment plus (ça, le temps nous le dira), mais j’ai pu constater que les nouvelles reçues sont bien plus rares que celles envoyées.

J’en suis donc venu à penser que le vieil adage n’était pas tout à fait faux. Quand on s’éloigne, on ne fait plus partie du quotidien des gens, on sort de leur routine, de leurs habitudes, la spontanéité n’a plus la même place à cause du décalage horaire… Et par la force des choses les contacts sont moins fréquents…

Pas totalement naïve, je me doutais qu’avec le temps, certaines relations succomberaient à la distance, mais j’étais loin de me douter que : 1- cela arriverait dès les premières semaines et 2- cela concernerait des amis que je considérais imperméable à l’éloignement.  Mais tout aussi bizarrement, et pour mon plus grand plaisir, certaines personnes se sont révélées très présentes.

Loin de moi l’idée de généraliser, mon histoire n’est pas universelle, et d’autres expatriés auront probablement une version différente.

Mes conseils :

  • Acceptez que la distance altère les relations d’une façon ou d’une autre
  • Consacrez votre énergie à créer de nouveaux liens et entretenir ceux qui valent le coup
  • Prenez les choses comme elles viennent, et laissez faire le temps

Le couple est mis à rude épreuve

Que celui ou celle qui n’a pas connu de tension dans son couple lors d’un déménagement lève la main. Un déménagement par essence, c’est source de tension, rien qu’en partant à 10kms de chez soi.

Ajoutez à cela, la perte de repères, la solitude, l’inactivité, la confrontation avec une nouvelle culture et un réseau social quasi-inexistant, et vous comprendrez vite que l’expatriation peut facilement décupler les tensions au sein du couple. Dans notre cas, nous avons traversé quelques petites turbulences peu après notre arrivée. Très indépendants l’un et l’autre en France, on s’est senti un peu trop « dépendants » au début, avec une désagréable impression d’évoluer en huis-clos, des difficultés à communiquer, des petits coups de blues…

Quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on n’appelle pas ses amies pour leur raconter que son Jules nous coure sur le haricot, on ne part pas se réfugier chez sa mère, on n’improvise pas une soirée avec ses copines… Quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on a moins de soupapes. On peut éventuellement aller faire un tour dans le quartier, et très certainement se perdre et du coup être assez contente de rentrer enfin chez soi.

Mais plus probablement, quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on fait face et on apprend à composer avec des situations nouvelles. Le bon côté, c’est que ce qui ne tue pas le couple, le rend plus fort, l’expérience nous l’a prouvé.

Mes conseils :

  • Trouvez un truc à faire, un endroit où aller, pour vous évader quand vous sentez la pression monter : un ciné, un footing, une bière…
  • Essayez de prendre du recul, de relativiser parce qu’il n’est pas souhaitable que la situation s’envenime davantage
  • Commencez rapidement à faire des rencontres d’expatriés ou de locaux

 * * * * * * * * * * *

Et vous, avez-vous rencontrés des challenges lors d’un changement de vie important?

Comment les avez-vous surmontés?

Vous vous apprêtez à vivre une telle transition et vous avez des appréhensions, quelles sont-elles?

Article publié par Laëtitia

Originaire de Grenoble, je suis à mi-chemin entre les trente et quarante bougies. Mon mari et moi sommes arrivés à Portland (Oregon) en septembre 2013, et sommes les heureux parents d’une petite franco-américaine, Olivia, née en 2015. Je suis l’auteur et la photographe de ce blog que j’alimente dès que j’en ai l’occasion. J’ai la chance d’exercer un métier qui me passionne, à savoir, Responsable Evènementiel.

44 commentaires

  • Je suis complètement d’accord avec ton premier point, on ne le répètera jamais assez à tous ceux qui nous critiquent pour être parti. Pour le reste, j’ai trouvé ton approche super intéressante. Comme je suis partie sans avoir de vie adulte en France juste à la fin de mes études, je n’ai pas rencontré les mêmes problèmes que ceux qui s’expatrient plus tard, et surtout, j’étais complètement inconsciente, pas de préparation et donc pas de prise de tête! On a un peu connu ça en passant de l’Irlande a l’Angleterre, avec déjà trois enfants cette fois. Mais la langue est la même, et le style de vie aussi.

    • Auteur

      Salut Pomdepin, et merci pour ta visite tout d’abord!
      Depuis que je vis aux USA, j’ai entendu ou lu un peu tout et n’importe quoi sur le fait de s’expatrier, et les raisons pour le faire. Je sais que les USA font rêver, « Le Rêve Américain » est toujours bien vivant, et certains se trompent allègrement sur la réalité du terrain 🙂 Ce 1er point s’est donc imposé comme une évidence!

  • Haaa ouii… je voyais pas du tout la chose comme ça, je pensais peut-être que c’était tout rose l’expat’ ^^
    J’avais pas envisagé le coté « Solitude » que l’on peut ressentir mais maintenant que tu le décris, effectivement… en plus moi je ne suis pas du tout, du tout bilingue ^^
    Le bilan est quand même positif, c’est juste le temps de faire son nid 🙂

    • Auteur

      Bilan en effet super positif pour nous.
      Quand on sort de sa « zone de confort », on se confronte automatiquement à certains challenges.
      La solitude en est un, mais comme je suis hyper sociable et dynamique on a très vite rencontré pleins de gens…
      Donc ça n’a pas duré longtemps non plus heureusement… Le plus dur a été le côté « amitiés en France » qui m’ont parfois déçues… Mais ça a des bon côtés aussi, ça remet les choses en perspective, on fait du tri, on se recentre sur soi 🙂

  • « L’homme est un animal social ». Mes cours de philo me reviennent à l’esprit!
    j’espère que tu vas bien!

    • Auteur

      Oui quand je l’ai écrit, j’ai aussi pensé à un potentiel sujet de dissertation de philo.
      Mais blague à part, je pense que c’est assez vrai, n’est ce pas? On est fait pour vivre entouré de gens, que ce soit la famille, des amis ou connaissances…
      Sinon ça va bien, et je réponds à ton email très vite! Des bisous

  • Salut,

    Pour le moment je suis expatriée moins loin que toi, en Suisse. Mais j’ai aussi eu ce passage à vide du « je suis pas chez moi, c’est pas mon pays » (accessoirement certaines personnes me l’ont bien fait sentir, ce qui n’arrange rien). J’avais aussi besoin de voir mon pays (coup de bol de l’autre coté du lac leman c’est la France :D) et quand je revenais en France, j’avais un soulagement « ouf ça y est je suis chez moi ». ça a duré 6 mois environ. Maintenant ça fait 4ans et ça va, je n’ai plus cette sensation! Donc j’imagine bien que dans un pays plus loin et qui n’a pas la même langue c’est pire!!

    A+
    Karine

    • Auteur

      Salut Karine et merci pour ton témoignage. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que le déracinement est un sentiment qui n’est pas proportionnel à la distance. On peut se sentir loin sans vraiment l’être.
      Côté intégration, nous n’avons pas connu les désagréments dont tu parles, et avons été super bien accueillis par les américains. La diversité est quelque chose de très fort ici, ce qui aide considérablement à s’intégrer.
      La transition a duré quelques semaines de mon côté, mais très rapidement j’ai pris mes marques et je peux dire que je me sens comme un poisson dans l’eau aujourd’hui! 🙂

  • c’était intéressant de lire ça car au final quand on rêve de s’expatrier on ne pense pas forcement à tout ce que tu évoque là! n’empêche ça donne quand même envi !
    Au plaisir de te relire très vite!

    • Auteur

      Contente que l’article t’ai plu. En effet on ne pense pas à tout, et peut être même que cette liste n’est pas complète, et pas applicable à tout le monde 🙂
      Tu rêves de t’expatrier aux USA ou dans un autre pays (ou pas du tout lol)?

  • T’annonces la couleur d’entrée de jeu avec le premier point combien de fois j’ai entendu des personnes qui souhaitaient quitter la France en pensant que l’herbe était plus verte ailleurs ! L’herbe est toujours plus verte ailleurs quand on se rend compte que l’herbe du voisin est en fait du gazon artificiel.
    Une personne m’a un jour dit, partir pour fuir ses problèmes ne fait que les transporter en même temps que vous. Je vais « Bufferer » ton article sur mes réseaux sociaux car il est pour moi vraiment pertinent.

    • Auteur

      Salut Jordane! Oui j’suis comme ça moi, direct, droit au but! Pour ce qui est de fuir ou déplacer les problèmes, c’est tout à fait vrai, et j’en ai moi-même fait l’expérience il y a plusieurs années!
      Je pense aussi faire prochainement un article sur « les excuses pour ne pas s’expatrier » parce que j’en ai entendu tout un florilège au moment des préparatifs et du départ 🙂
      En tout cas merci de ton passage et commentaire, cela m’a permis de découvrir ce que « bufferer » signifiait, et donc, be my guest comme on dit ici!

  • Merci pour ton blog ! ça me rappelle des souvenirs puisque j’ai vécu à Portland quelques années.
    Tu habites où ? Moi j’etais dans le Pearl District puis dans le NW.
    Bonne continuation en tous cas

    • Auteur

      Salut Titia, ravie que tu soit arrivée jusqu’ici et donc bienvenue! J’ai eu ton message sur HC également 🙂
      On ne vit pas dans le centre de Portland, mais à Hillsboro pour le moment!
      Tu es sur NYC maintenant ou j’ai rêvé?

    • Tu n’as pas rêvé, je suis à NYC. J’ai la bougeotte.
      A bientôt

  • En se préparant à une « éventuelle » expatriation … on a fait le tour de pas mal de questions ! Et pour les points auxquels nous n’avions pas pensé … je remercie la « blogospère » !! et donc ton blog !
    Et en ce qui concerne la solitude, l’éloignement de la famille, des amis …. en vivant à 500, 800 ou 900 km de la famille ! Je partage déjà ton point de vue ! On est pourtant, dans le même pays !!!
    Alors, … on prend des nouvelles une fois l’année, ou deux … puis de moins en moins ! ou plus du tout !
    Et je vois tout à fait ce que tu veux dire lorsque tu te rends compte que tu reçois beaucoup moins de nouvelles que tu n’en donnes (ça c’est moins sympa à vivre !!) et c’est d’autant plus blessant car avec les moyens de communications à notre disposition de nos jours ! c’est tellement facile via les réseaux sociaux, textos, mails, skype, etc …. C’est juste que … oui, je pense réellement « que loin des yeux, loin du coeur » !!!
    Sans aucun jugement, sans aucune méchanceté … Ainsi va la vie !
    Bien sûr, les contacts sont restés « vrai », et plus courant avec certaines personnes, mais ensuite la distance, les activités professionnelles font le reste …
    Alors, … ici ou ailleurs … sur ce point, on ne sera pas trop déboussoler ! 😉
    Bonne journée a toi !! Bye !

    • Auteur

      Oui en effet, pas besoin de traverser l’Atlantique pour se sentir loin de ses proches.
      Mon sentiment de solitude a été exacerbé par deux facteurs je pense : l’inactivité professionnelle et le manque de repères en général. Ce n’est pas un sentiment qui a duré très longtemps, mais je dois dire qu’il a été assez intense à l’époque.
      Le bon côté des choses (il y en a toujours un) c’est que j’ai appris à me recentrer sur moi-même et c’est très bien ainsi!

  • Très intéressant ton article ! comme toujours … 🙂

    Le passage sur l’amitié m’a interpellé. je pense que j’ai longtemps partagé ce point de vue. Mais avec le temps je me rend compte que ça ne fonctionne pas tout à fait comme ça…. Il y a des amies avec qui malgré les contacts éparses, quand on se voit tout se replace comme par magie le temps d’une soirée, d’une journée… la complicité est toujours là ! fidèle au poste. Alors on se promet de se revoir plus souvent… de se donner des nouvelles … et le temps file….
    J’ai des amitiés comme ça… « des éclairs ponctuels »… mais les moments ensemble sont toujours aussi forts et riches.
    Pour tout dire ça m’a même fait ça avec Seb quand il étudiait à Bruxelles. Plus les années passaient moins on se contactait … peu de tel, peu de messages…. On avait deux vies tellement différentes ! lui étudiant, moi au boulot. Lui dans un squat de jeunes … moi dans un appart… on se parlait pour rien dire ça me déprimait… et j’avais peur que ça entache notre relation… qu’allait on se dire en se voyant ?? mais non bien au contraire … et puis maintenant j’ai même la bague au doigt, et le deuxième dans le ventre ! ;))

    Profites à fond de cette expérience américaine !! … je suis sûre que certaines des amitiés que tu penses s’évanouir sont toujours là … elles sont juste en veille mais prêtes à exploser à nouveau quand tu vas recroiser les personnes en question 🙂

    Belle journée à toi !! (quoique que … est ce bien la journée chez toi ??) ;))

    • Auteur

      Merci Camille.
      Je te rejoins aussi sur ta vision des choses.
      En fait, j’aurai presque envie de faire 2 catégories d’amies. Celles de longue date, avec lesquelles on s’appelle ou on s’écrit de temps en temps mais quand on se voit, on a toujours autant de choses à se dire, et c’est comme si on s’était quitté la veille… et ça fait des années que ça dure.
      Et puis il y a les amies du quotidien, celles avec lesquelles tu partages beaucoup plus et de façon plus spontanée, celles pour qui lesquelles tu es là au jour le jour, celle qui t’appellent ou que tu appelles pour aller boire un verre quand t’as pas le moral etc…
      J’ai eu un coup de blues à mon arrivée, mais ça n’a pas duré très longtemps. Maintenant tout va bien! 🙂

      Je ne connaissais pas ce volet de ton histoire avec Seb par contre. Bravo, moi je n’ai jamais survécu aux relations à distance… surement parce que ce n’était pas le bon 🙂

      Je t’embrasse ma belle!

  • Très bon article… je suis totalement d’accord sur presque tout les points évoqués, mais pour ma part je pense que notre expatriation a renforcée notre couple ! Comme quoi chaque expérience est différente 😉

    • Auteur

      Salut Mélo! Merci pour ta visite et ton commentaire.
      Je me suis peut-être un peu mal exprimée sur le dernier point.
      Clairement et même si je n’ai pas encore bien compris pourquoi ou comment, cette expatriation a fait évoluer notre couple dans le bon sens du terme. On s’entendait déjà super bien avant, mais encore plus depuis ce changement. On a énormément grandi sur une assez courte période de temps et c’est génial. Mais il nous est aussi arrivé (assez rarement) de traverser quelques très courtes périodes d’incompréhension liées très certainement à la fatigue, à l’acclimatation etc… 🙂
      Rien de méchant, mais j’ai pensé que, peut-être, pour certains couples se pourraient être un challenge plus important, auquel il valait mieux être préparé 🙂
      En tout cas, ravie de constater que pour vous aussi ça se passe bien! Des bisous

  • Super article !!! J’aime particulièrement le point 2 qui est très vrai lors d’une expatriation aux USA. Ayant vécu en Inde avant de m’expatrier en Californie, j’étais persuadée que je n’allais même pas avoir à passer par une période d’acclimatation. Et pourtant, il y a bien quelques différences qui m’ont valu de me sentir bien déracinée pendant quelques semaines ! Maintenant par contre, j’ai l’impression d’avoir carrément adopter le mode de vie américain et ça me fait peur aha, surtout pour le retour en France ! Je vois déjà ma soeur et ma mère se moquer de moi pour certains trucs 😀

    Sinon, je n’ai malheureusement jamais été très forte pour garder contacts avec mes amis, expatriation ou pas… Et apprendre la langue me semble essentiel. De toute façon, aux Etats-Unis il serait difficile de se débrouiller sans parler en anglais. Donc si on arrive avec un faible niveau, on ne peut pas faire autrement que de s’améliorer !

    • Auteur

      Salut Joana, Je réponds un peu tardivement… mais je tenais à te remercier pour ton témoignage.
      J’aime beaucoup avoir l’avis d’autres expats et confronter les similitudes et différences!
      A tout bientôt

  • Perso je trouve qu’on peut s’expatrier pour fuir pour une culture qui nous convient mieux et que l’on est plus en accord avec la notre… Je m’explique je suis française. J’ai vécu aux USA (donc je sais de quoi je parle et je connais les revers du rêve américain) . Je suis d’accord avec toi les USA c’est différent et par contre pour moi c’est mieux….pour moi…pour mon caractère, mes idées…Le mieux c’est en ce qui concerne mes envies et ce que je suis, car leur culture complète mes manques, mes failles alors que la culture française me pousse dans mes travers…

    • Auteur

      Salut Nadège,
      Je suis d’accord avec toi, on peut préférer une culture à une autre, une mentalité à une autre…
      Or je pense qu’on ne peut arriver à ce constat qu’après avoir vécu une 1ere expatriation.
      Avant cela, j’aurai tendance à recommander de partir l’esprit, sans attente particulière 🙂
      Parfois certains pensent fuir des choses, des problèmes et des difficultés et que tout sera plus simple ailleurs.. mais ils sont vite rattraper par la réalité..
      Voila, et je te rejoins, la culture américaine me convient vraiment bien à moi aussi!

  • sejour linguistique NYC 27 mai 2014 à 02h45

    Bonjour frenchfriesandapplepie,

    Je suis de passage sur votre blog et je dois dire que je le trouve super !
    Je me présente, je suis Laura, consultante pour un organisme de vente de séjours linguistiques en ligne: voyage-langue.com.
    Traitant d’une destination que nous proposons sur notre site: Voyage-Langue.com, nous souhaiterions vous inclure dans notre rubrique  » blogs de témoignage États-Unis » dans laquelle nous recensons les meilleurs blogs.
    En effet, votre blog pourrait aider nos futurs étudiants américains à mieux connaître ce magnifique pays.
    De plus, votre blog est super, très bien écrit et vos articles pourraient aider nos futurs étudiants à mieux connaître ce magnifique pays.
    Voici l’URL de la page en question: http://voyagelangue.blogspot.fr/search/label/Blogs%20Etats-Unis
    Dans l’attente de votre réponse.

    Cordialement.
    Laura

    • Auteur

      Bonjour Laura,

      Merci pour votre message.
      Avec plaisir pour référencer le blog sur votre site!
      Avez-vous besoin d’informations complémentaires?

  • Hello…. je sais j’arrive un peu tard, mais figure toi que j’ai lu avec attention et j’ai meme pris des notes pour te répondre ! (c’est bien la 1ere fois que cela m’arrive).

    Très bon article,
    Je partage ton point 1 : s’expatrier c’est gardez l’esprit ouvert voir même décupler cette capacité ! : juste la base !
    Ton point 2 est une priorité a mon sens…d’autant plus aux States où les américains vivent en communautés multiples et très solidaires (de l’école, du quartier, du club de sport, de la bibliothèque, de la paroisse, j’en passe et des meilleures) et d’autant plus que le français est une bête solitaire….
    Point 4… j’ai vécu la même chose que toi..me suis donné beaucoup de mal pour tenter de maintenir ou de développer des liens en famille, entre amis qui se sont etiolés… mais ma déception a été très largement compensée par les nouveaux liens tissés avec des locaux?autres expat avides de partager leur way of life et d’en savoir plus sur nous ainsi qu’avec des connaissances qui sont devenus des amis ! Experience super enrichissante ! Odile

    • Auteur

      Salut Odile et merci de ta réponse studieuse 🙂 A mon tour je réponds avec retard!
      Je suis ravie que l’article t’ai plu et encore plus ravie de lire ton témoignage. Comme je le disais plus haut à Joana, j’aime bien confronter mon ressenti avec celui d’autres expats.
      Je vois qu’on est « quelques unes » à avoir été « challengé » sur le point 4 et même si cela m’attriste un peu dans la globalité, j’avoue que ça me rassure un peu … Même si la déception est bien lointaine, et que j’ai effectivement fait de très belles rencontres depuis notre arrivée!

  • Bonjour Laetitia,

    Désolé de venir aussi tard, mais cet article m’a vraiment touché.
    J’ai également vécu une expatriation (de beaucoup moins grande ampleur) : j’ai quitté la région liégeoise (est de la Belgique) pour m’installer dans le sud (près de Luxembourg). Même si ca n’a l’air de rien, j’ai mis pas mal de temps à m’adapter. Mais au final, je me retrouve parfaitement dans ce que tu dis :
    – Je suis parti pour aller vivre avec mon épouse
    – Les amitiés (très) fortes persistent. Les autres s’estompent petit à petit. Heureusement, d’autres se forment.
    – Et surtout, ca te donne une ouverture d’esprit extraordinaire. Et c’est cela que j’adore !!!

    C’est une expérience super enrichissante que je recommande à tout le monde même si au début, elle peut faire peur. Mais il faut oser sortir de sa zone de confort.

    • Auteur

      salut Vincent! pas de soucis, l’avantage de l’internet c’est que ça rend le contenu intemporel!
      pour avoir vécu un déménagement de « seulement » 400km en France (de Grenoble à Aix en Provence), je sais qu’il n’est pas nécessaire de partir bien loin pour avoir l’impression d’avoir totalement changé de vie et avoir perdu ses repères!
      Pour les amitiés, tout à fait d’accord, je l’ai appris à mes dépends plus jeune mais ainsi va la vie…
      alors la Belgique ne te manque pas trop? Etait-ce très différent de s’installer au Luxembourg?

  • Coucou Laetitia,

    je lis ton article avec un peu de retard et c’est avec plaisir que je découvre ton blog. Moi c’est Margarida, espagnole qui habite en France depuis une douzaine d’années, l’expatriation et la vie à l’étranger est un sujet qui me tient à coeur et dont je parle aussi souvent… Je ne suis pas partie en tant que xpat, je suis venue pour finir mes études et voilà que je ne suis jamais rentrée (enfin, oui, les vacaaaaances !) donc il y a certains points qui ont été différents pour moi. Mais c’est sûr, une expatriation, une vie à l’étranger a des très bons moments mais aussi des choses un peu moins folichonnes, le tout s’est de s’y faire et de trouver un moyen pour réduire la pression qui parfois monte sans qu’on s’en rende compte !

    J’ai liké ta page Fcbk et te suis dorénavant aussi sur Twt.

    Belle journée à toi !

  • Juste : tu écris maginifiquement bien. Ton écriture berce, un vrai plaisir de te lire, vendre du rêve, mais pas trop… J’adore… j’adore.

    En ce moment je passe des heures sur les blogs d’expats et spécialement sur le tien, je sens que je vais y passer encore plus de temps.

  • Bonjour Laetitia,
    J’ai découvert ton blog via un lien posté sur le groupe French Connections sur LinkedIn, et je suis très contente de te lire! Cet article a fait vibré quelques cordes chez moi, je m’y retrouve tellement… Tu as mis en mots ce que j’ai ressenti longtemps en arrivant en Californie, à la fois la joie, l’excitation, la liberté, mais aussi l’isolement des débuts, le déracinement, les tensions dans le couple quand l’un travaille et l’autre pas, mais pas par choix…
    Aujourd’hui, 9 mois après, nous avons trouvé notre rythme, de nouveaux amis, de nouveaux repères, finalement on a retrouvé un « quotidien » et une routine, choses qui semblaient impensables à l’arrivée quand tu ne sais même pas où aller faire tes courses 😉 Mais il faut quand même de sacrés facultés d’adaptation!
    Merci de partager tout ça, continue surtout!

  • Merci pour cette mise en perspective. Je suis arrivée il y a un peu plus de 2 mois à Los Angeles et je suis dans la période post-lune de miel. Je me sens un peu perdue, … pas totalement partie dans ma tête, m’obstinant à garder contact avec mes amis & co (dont les réponses sont de plus en plus rares) et pas encore intégrée dans cette nouvelle vie, …. c’est en effet une période pas évident à gérer.
    Ce dont je souffre le plus c’est le changement de rythme, … Passer d’une vie ou tu as un travail tres speed qui te bouffe plus de 12h par jours à une vie de femme au foyer dans un nouveau pays, …; c’est pas aussi simple que je ne l’aurais pensé 😉

  • je partage aussi ces points de vue mais expatrié en Belgique je rajouterai un point : le climat.
    venant du sud de la France, les premières années, c est nouveau, 10° en septembre c’est pas grave mais j’avoue qu’avec le temps, certains hivers sont rudes, le manque de luminosité surtout joue beaucoup sur le moral je trouve. Je sais pas si ceux qui sont expatriés au canada ou autres pays du nord pensent pareil.

  • Bonjour,
    Je decouvre votre blog via la page Facebook de « From side 2 side » dont j’adore le blog. Et je sens que je vais écumer les pages du vôtre car j’ai beaucoup aimé cet article.
    Mon mari et moi avons pour projet de partir vivre aux USA dans 7 ans maintenant… Ca parait loin mais quand on a commencé à en parler c’était dans 10 ans, donc le temps avance et nous rapproche de notre projet. Mon mari a déjà vécu aux Etats-Unis. Il a passé l’année de sa graduation dans le Vermont et a par la suite (après être revenu passer son bac en France) travaillé un peu au Texas et en Floride (et autre mais je ne sais plus ou, Idaho je crois…). Il rêve de pouvoir y retourner pour s’y installer quelques années ou plus. Pour ma part, amoureuse de l’anglais, j’ai toujours voulu vivre dans un pays anglophone sans jamais avoir eu la possibilité de le faire.
    Nous avons donc décidé d’aller y vivre une fois que ma fille sera plus ou moins indépendante car elle est en garde alternée. En attendant, nous irons environ tous les deux ans en vacances (J’ai decouvert la Floride l’an dernier et ai été agréablement surprise aux vues de mes a prioris)… Plus souvent, c’est pas possible d’autant que nous sommes 6 à la maison !

    Mon mari sait déjà à quoi s’attendre et lui il travaillera. Pour ma part, je m’y prépare déjà en regardant des films en VO, en parlant anglais avec lui, en échangeant avec nos amis américains et en vous lisant, vous, les expats d’aujourd’hui ! Et vos articles sont précieux pour préparer ce lointain depart et garder les pieds sur terre, ne pas se faire de fausses idées…

    Merci donc de ces partages d’expériences et conseils.
    Gwen

  • Boujour je voudrai te demander quel demarches a tu faite pour t expatrier car je voudrai partir avec un visa etudiant et demander la citoyenneter au USA . coment obtient-on la carte verte ?

  • Je comprends tout à fait ce que tu dis et pas besoin d’aller à des dizaines de milliers de kilomètres pour le vivre! Nous avons emménagé à Bruxelles il y a un an et je travaille dans un milieu très multiculturel. Je ne me suis jamais sentie aussi Française que ces derniers mois (sauf pendant mon année Erasmus en Espagne). Même si j’ai des repères plus faciles que si j’étais partie loin (les médias sont les mêmes, la langue aussi même si je parle presque uniquement anglais au boulot, nos familles peuvent venir nous voir un peu plus facilement), je confirme qu’il ne faut pas comparer les pays et que l’herbe n’est pas toujours plus verte… elle est différente et c’est ce qui est enrichissant! Du coup, on a même envie de partir encore, probablement les Etats Unis comme toi!

  • Bonjour Laetitia, merci pour votre témoignage, il est vrai que les gens sous estiment souvent la difficulté de l expatriation. Passée l excitation de l arrivée, la découverte d un nouvel endroit, de nombreuses personnes souffrent du mal du pays. Cela a été notre cas également. C est pour cela que mon conjoint a créé un site internet dédié aux expatriés. Il s apparente à un réseau social, vous pouvez rencontrer des personnes de votre pays d origine autour de votre position, organiser des sorties et bientôt une rubrique d entraide. Me permettez vous de partager votre article sur notre site et principalement sur le journal de votre communauté? N hésitez pas à nous rejoindre sur wecomfrom ! Amicalement, elodie

  • Merci pour cet article,
    nous partons en expat le 10 septembre et nous venons juste de rendre notre appartement et en effet les tensions étaient au rdv.

  • Pierre Haessig 18 novembre 2015 à 09h44

    Bonsoir, ou bien bonjour pour vous les américains !
    Je me présente, je m’appelle Pierre Haessig, et j’ai 17 ans, je suis actuellement en Terminale, et oui mon rêve est d’aller vivre aux Etats Unis… Ca fait des années et des années, depuis le collège déjà que je me documente, m’informe sur les blogs, partout concernant la vie aux USA etc…

    Après avoir eu la chance de venir en vacances aux Etats Unis, je me suis vraiment dit que c’était ici que je voulais venir vivre, non seulement pas parce que la France ne me convient pas, mais parce que le cadre et la vie américaine me correspondent plus, je me justifie : les sports américains, la nourriture américaine (sans trop d’excès bien sûr)…
    Je me dirige vers mes études supérieures car j’ai beaucoup de mal à croire qu’il est possible de partir après la Terminale, donc je compte faire encore 3 ans d’études en France. Et c’est là que j’ai besoin de petits renseignements.

    J’ai la possibilité après ma licence de faire un master aux Etats Unis avec une université pour aucun frais car je suis boursier… Mais est ce que le fait d’obtenir le diplôme du master me facilitera la tâche pour venir y vivre ? Et trouver un employeur qui me sponsorise pour le visa.

    Ou alors je cherche un travail directement depuis la France après ma licence, grâce à mes contacts, et les quelques offres d’emploi pour français sur Internet ?
    Pour information, je compte étudier dans le management du sport, ou bien le commerce international.

    Et autre petite question comme vous habitez à Portland, avez vous été voir un match des Trail Blazers (basketball) ?

    Merci d’avance pour vos réponses !
    Pierre.

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