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Publié le 13 décembre 2015
Dans Santé

Mon premier séjour aux urgences aux USA

Avant toute chose, je tiens à vous rassurer sur le fait que cette expérience date d’il y a bientôt deux ans, et à l’heure où j’écris ces lignes tout va bien pour moi. Ça faisait longtemps que je voulais vous le raconter mais je n’en avais jamais vraiment eu l’occasion, donc je me lance enfin.

Pour mieux comprendre les évènements qui vont suivre, il faut que je vous précise que je suis porteuse d’un anneau gastrique début 2ans et demi, et, sans rentrer dans les détails, le risque avec un anneau c’est que si l’on ne mâche pas suffisamment les aliments avant d’avaler, les aliments peuvent rester coincés. Quand cela arrive, soit l’estomac arrive à les faire passer à travers l’anneau… et dans le cas contraire cela entraine des vomissements (le corps est bien fait). Dans certains cas rare, l’anneau peut « glisser » le long de l’estomac, ce qui s’accompagne de vomissements et l’incapacité d’avaler et surtout cela nécessite alors une intervention chirurgicale immédiate.


Voilà maintenant que les « présentations » sont faites, on peut rentrer dans le vif du sujet, et remonter le temps jusqu’au 20 janvier 2014. C’était un lundi soir, et comme tous les lundis soirs depuis quelques mois, je passais la soirée à Homeplate, un foyer d’accueil pour jeunes sans abris, où j’étais bénévole.

Ce soir là, le menu était « Spaghetti et Meat Balls » (boulettes de viande), et comme tous les lundis soirs je me prends une assiette et commence à manger un peu… Un tout petit peu en fait, une demi boulette pour être exacte mais je sens immédiatement que quelque chose ne va pas. Je ressens une forte douleur dans le sternum et au fond de la gorge. Même si ça ne m’est jamais arrivé jusqu’à lors, je suis déjà convaincue que ça ne peut être qu’un « blocage ». J’essaie de me rappeler des consignes que le médecin m’avait données après l’opération: il faut marcher, lever les bras en l’air et … espérer que ça finisse par passer. Je me lève donc de table et me dirige vers un endroit un peu isolé pour exécuter le plan d’action… instinctivement je me rapproche des WC, je sens que l’issue de cette affaire ne sera pas celle que j’aimerais… Et je ne me suis pas trompée, car quelques minutes plus tard, je suis prise de vomissements… à répétition. Et je commence à paniquer un peu.


A l’époque nous n’avons qu’une seule voiture et c’est donc moi qui l’ai prise. Loïs ne se trouve pas si loin à vol d’oiseaux, 10 min de voiture, mais avec les transport en commun il lui faudrait environ 30 à 40 minutes pour me rejoindre. Moi je suis dans l’incapacité totale de conduire tellement que j’ai mal. Je finis par sortir des toilettes et mon amie Hannah, comprends de suite que quelque chose ne va pas. Elle me demande ce qu’elle peut faire pour moi et je lui réponds que si quelqu’un peut aller chercher Loïs parce qu’il faut surement que j’aille à l’hôpital. Ni une, ni deux, Erin (la coordinatrice des bénévoles) saute dans sa voiture, et revient 20 min plus tard avec Loïs.

D’abord, on prend la décision de rentrer à la maison parce qu’à ce stade là, j’ai encore espoir que la situation se règle d’elle-même. Mais force est de constater que les douleurs au sternum ne se dissipent pas, et quand bien même les nausées se sont arrêtées, j’ai beaucoup de mal à avaler ma salive.

Et c’est là qu’être expatrié aux USA avec un système de santé totalement différemment prend tout son sens, et on en vient soudainement à se demander: mais au fait, comment ça marche ici? En France on serait aller vers l’hôpital le plus proche. Ici – et  il faut d’abord qu’on appelle notre assurance maladie, qu’on s’entretienne avec un médecin de garde au téléphone et que celui-ci établisse, si oui ou non on doit aller à l’hôpital. Un coup de fil et 10 minutes plus tard, on est en voiture direction un des hôpitaux qui est affiliés à notre assurance, et fort heureusement pas trop loin de chez nous.


Arrivés aux urgences, je m’approche de l’accueil, j’explique la situation et on me donne un formulaire à remplir, ainsi qu’un sac pour vomir. Je rempli le formulaire et retourne ensuite m’assoir, la secrétaire me dit qu’on va s’occuper de moi dès que possible. A ce stade là du récit, je devrais peut-être préciser qu’il est 20h. La salle d’attente ne parait pas très pleine mais pourtant on va attendre au moins 40 minutes. Puis une infirmière vient me chercher, me prend ma tension, ma température et me pose quelques questions complémentaires, et me demande de retourner m’assoir dans la salle d’attente. Quelques minutes plus tard, je suis enfin « admise » aux Urgences, et placée dans une chambre d’osculation, un peu comme dans Grey’s Anatomy, un rideau me séparant de ma voisine.

Un infirmier vient me voir, se présente, me demande ce qu’il m’arrive. Je lui explique mon problème, il me demande si j’ai vomi de nouveau, quelle est l’intensité de ma douleur sur une échelle de 1 à 10 (aux alentours de 7 à ce moment là), et me dit que le docteur va venir me voir. De longues minutes s’écoulent, je ne me rappelle plus exactement mais je dirais une bonne trentaine (de minutes) à la louche.

On frappe à la porte, c’est l’interne de garde. Il me repose exactement les mêmes questions que l’infirmier avant lui (what the f***?, vous ne communiquez pas dans cet hôpital), regarde sur l’ordinateur installé dans la pièce ce qui a déjà été noté dans mon dossier et me dit avec un air un peu embêté qu’il faut attendre le médecin qui est en train de finir une opération et qui viendra me voir dès qu’il aura terminé. Il s’en va, et on reprend le cours de notre attente qui était plutôt chiante jusque là.


Mais heureusement pour nous, on va avoir de l’animation. Comme je vous le disais je partage une chambre avec une petite fille de 9 ans dont je ne verrai jamais le visage puisque nous sommes séparées par un rideau. Un médecin ou un interne vient la voir et lui pose les mêmes questions que celles qui m’ont été posées. Je comprend rapidement qu’elle était à la piscine, qu’elle a voulu plonger mais n’a pas du se projeter suffisamment en avant  et s’est du coup tapé le nez contre le bord de la piscine (oui ça parait bizarre, j’arrive toujours pas vraiment à comprendre l’action mais passons). Je ne sais pas si c’est l’adrénaline libérée par son corps suite à l’accident ou s’ils lui ont mis un masque avec ce fameux gaz qui détend, mais elle a l’air de délirer un peu. Au sens propre du terme. Elle fait des phrases qui n’ont pas trop de sens, et elle a l’air presque désorientée. Elle est accompagnée de son papa qui a un accent un peu rural et dont je ne comprend presque rien!

Le médecin lui explique que finalement elle n’aura pas besoin de point de suture mais conseille au papa d’aller acheter des pansements cicatrisants. Et sans savoir vraiment pourquoi, la petite se remet à avoir un discours incohérent, et, en s’adressant au médecin, lance un grand « Screw You », que je traduirais par « allez vous faire foutre ». Choqués, Loïs et moi nous regardons et essayons, autant que faire se peut, de ne pas éclater de rire. Le médecin, surement aussi choquée que nous, lance un « excuse me….? » sur un ton clairement agacé, et la petite de répondre avec une voix adoucie et gênée « I want to go home ». Le temps que la secrétaire vienne faire les papiers de « discharge » et le papa et la petite fille pourront quitter l’hôpital.


Quant à nous, on attend, toujours et encore. Le niveau de douleur est tombé à 5, les symptômes ont l’air de s’être estomper, j’ai presque envie de me rhabiller et rentrer à la maison. Mais comme je n’ai pas envie de revenir aux Urgences plus tard au cas où il y aurait vraiment quelque chose qui cloche, je décide de prendre mon mal en patience.

Heureusement le médecin a fini son intervention et arrive enfin. Il commence par me reposer les exactes mêmes questions que l’interne, l’infirmière et la secrétaire avant lui. Je commence à me demander si c’est une blague, mais une de celles qui ne me fait pas rire du tout. Ça fait 4 fois que je raconte mon histoire et ça devient vraiment pénible, surtout que personne n’a rien pu faire pour moi jusqu’à lors. Très rapidement je me rends compte qu’il n’y connait pas grand chose en anneau gastrique. Il m’informe qu’il va devoir appeler son confrère de l’hôpital universitaire de Portland OHSU (où j’étais suivi à l’époque mais qui était assez loin de notre domicile dans le cas présent… erreur stratégique dont on se rendra vite compte). Il revient au bout de 20 min avec un plan d’action conseillé par le médecin d’OHSU, et m’envoie donc en radiologie pour vérifier la position de l’anneau. Soit dit en passant, j’aurai pu le lui dire moi même qu’il fallait vérifier avec une radio mais passons.

On me propose un fauteuil roulant pour m’emmener jusqu’en radiologie mais je peux marcher donc je m’y rend pas mes propres moyens sous la surveillance de l’infirmière. Le radiologue m’installe, fait les réglages nécessaires et s’en va prendre les clichés. Il ressort de sa cabine, en me disant « bon, j’espère que ce sera bon ». Je le regarde un peu perplexe et lui demande s’il voit l’anneau sur sa radio et il me retourne mon air perplexe. Je lui demande s’il sait ce qu’il est censé voir ou ne pas voir sur sa radio et il me répond que non, qu’on lui a juste dit de faire une radio de la partie supérieur de mon corps, qu’il délimite avec ses mains en me parlant. C’est officiel, ces urgences médicales sont une vaste blague, personne ne communique avec personne et surtout personne n’a l’air vraiment compétent… et si vous aviez encore un doute, cela va s’avérer d’ici quelques minutes. Je retourne, totalement dépitée, dans la salle d’auscultation où je retrouve Loïs et lui raconte ce qu’il vient de se passer. Notre niveau d’agacement atteint des records…


Vous l’aurez compris, l’attente et la patience furent les maitres mots de notre soirée bien pourrie. Donc de nouveau on attend le médecin, qui vient au bout de 10 min pour me dire qu’il ne sait pas vraiment lire la radio et doit donc les envoyer à son collégue d’OHSU. On le revoit plusieurs dizaines de minutes après, et il nous annonce, non sans fierté (que je lui aurai bien fait avaler à ce moment là) que l’anneau est toujours en bonne position, qu’il n’a pas glissé et que tout va bien. Ok en effet c’est plutôt une bonne nouvelle puisque j’échappe à l’intervention chirurgicale. Néanmoins, chat échaudé craignant l’eau froide, je lui demande s’il pourrait prendre 5 min pour me le desserrer histoire que je ne me retrouve pas avec un nouveau blocage à l’avenir. Petite parenthèse médicale, j’ai un petit boitier placer sous la peau au niveau du ventre qui est relié à l’anneau et qui permet d’injecter ou de retirer du sérum physiologique pour le serrer ou le détendre. Ce n’est pas une grosse surprise pour moi quand il me dit qu’il ne peut pas le faire (comprendre il ne sait pas faire) et qu’il vaut mieux que je retourne à OHSU le lendemain. J’avais presque envie de lui demander une seringue pour me le faire moi-même tellement que ça me parait simple à faire (bon peut etre pas tout à fait mais pas loin quand même)

Il est presque minuit, ça fait plus de 4h que nous sommes là, la douleur s’est bien estompée et face au constat d’incompétence notoire du médecin, je me réjouis de rentrer à la maison. Je n’ai pu obtenir un RDV à OHSU que 48h plus tard, pendant lesquelles il m’a été fortement déconseillé de manger solide, non pas que j’ai le cœur à manger solide de toutes façons, et puis c’était l’hiver donc les soupes étaient de saison!

Épilogue: plusieurs semaines plus tard, alors que j’avais presque oublié cette expérience mythique tant elle fut ridicule, nous avons reçu la facture de l’hôpital, qui s’élevait à 800$, soit $500 pour la radio, et $300 pour le médecin. Quand on sait à quel point ce fut un coup d’épée dans l’eau, je peux vous assurer que j’ai eu du mal à avaler (la pilule)… mais cette fois, ce n’était pas à cause de l’anneau!!!!

 Et vous, avez vous déjà été aux Urgences aux USA? dans un autre pays étranger?
Quelle a été votre expérience

Article publié par Laëtitia

Originaire de Grenoble, je suis à mi-chemin entre les trente et quarante bougies. Mon mari et moi sommes arrivés à Portland (Oregon) en septembre 2013, et sommes les heureux parents d’une petite franco-américaine, Olivia, née en 2015. Je suis l’auteur et la photographe de ce blog que j’alimente dès que j’en ai l’occasion. J’ai la chance d’exercer un métier qui me passionne, à savoir, Responsable Evènementiel.

16 commentaires

  • Mon tour aux urgences US est complètement différent du tien !
    Je l’ai raconté il y a peu et pour moi, ils ont été super efficace :
    – les urgences : http://tribulationsdunefamilleencalifornie.blogspot.com/2015/10/un-petit-tour-aux-urgences-americaine.html
    – l’opération : http://tribulationsdunefamilleencalifornie.blogspot.com/2015/10/se-faire-operer-aux-usa-quand-on-une.html

    • Auteur

      Roh dis donc, quelle efficacité pour toi… j’en serai presque jalouse lol.
      Mais contente que tu n’ai pas eu à attendre, ton problème avait l’air plus « grave » que le mien donc heureusement qu’ils gèrent les priorités 🙂

  • Quelle histoire, effectivement ils avaient l’air super incompétents c’est fou !
    Je ne savais pas qu’il fallait appeler son assurance avant d’aller aux urgence… tu as une HMO ?
    Urgence nous n’avons jamais testé, mais pour avoir eu le « privilège » de tester plusieurs examens aux US, pour le moment nous n’avons vraiment pas eu à nous plaindre, c’était rapide et efficace !
    Des bises 🙂

    • Auteur

      du coup je ne sais pas si c’était obligatoire d’appeler, mais comme ce n’était pas non plus une question de vie ou de mort, on a préféré assurer nos arrières. pour la Health Insurance, non c’était une PPO 🙂
      Ca a été ma seule « déconvenue » avec le milieu médical aux USA pour l’instant. Pour tout le reste j’ai eu à faire à des gens tops.

  • Coucou Laetitia … Eh oui les urgences ! Que de souvenirs!!! Plutôt bon pour nous au niveau de la prise en charge mais question paperasse … Thomas s’est casse le bras il y a 6 mois – bad break – plâtre et 3 pins dans le bras – chirurgie orthopédique pour enfants …1 nuit à hôpital en observation … Et la facture $15 000 !! L assurance contestait la nuit et ne voulait pas rembourser … Bref je te passe les détails … A la fin tout finit bien – une histoire de case mal cochée mais ça nous a qd même coûté aux alentours de $1500 et beaucoup de temps au téléphone … Avec les enfants ça arrive vite 😉

    • Auteur

      Oui c’est vite compliqué leurs papiers, formulaires etc… On est passé chez Kaiser y a 1 an pour Lois et 6 mois pour mois, et je dois dire que j’apprécie leur système de fonctionnement où tout est regroupé sous le même toit. Ca facilite pas mal de chose, et so far, je n’ai eu que des gens supers sympas et compétents! Fingers crossed

  • Quelle incopetence, je suis choquee… Heureusement tout est bien qui fini bien

  • Quelle aventure… Je comprends qu’il t’ait fallu du temps pour écrire tout ça, pour digérer (dans mauvais jeu de mots !)… Enfin on a les même en France hein… C’est pas spécifique aux USA, il y a des bons et des mauvais partout.

    Pour faire court, il y a quelques années, je suis tombée dans les escaliers de mon boulot. Douleur vivre au genou droit. Mes collègues ont appelé le 15, après avoir répondu à leurs questions ils m’ont envoyé une ambulance direction les Urgences du CHU de Nantes. Au passage j’ai poireauté pas mal de temps dans le couloir avec une vieille dame qui a réclamé à aller aux toilettes pendant 2 heures avant de se faire dessus… Quand j’interpellais le personnel on me demandait de m’occuper de mes affaires et de les laisser faire leur travail, ils gèrent… Je suis aide-soignante (entre autres !), hein, donc je connais un peu leur boulot !

    Bref… On m’a fait passer une radio et j’ai vu un médecin (urgentiste généraliste). Verdict : entorse du genou, une attelle, une béquille éventuellement mais pas obligatoire. Du repos mais SURTOUT : NE PAS AVOIR PEUR DE MARCHER ET NE PAS HÉSITER A POSER LE PIED. OK… Malgré la douleur je me suis forcée pendant une semaine à marcher et faire mes courses, avec de l’aide.

    Nouveau RV au bout d’une semaine pour le suivi avec un autre médecin du CHU (orthopédiste lui). Il regarde ma radio et me lance : « bon, on va voir comment se comporte cette fracture ! » Moi : « pardon ? » Je lui raconte, il a halluciné et m’a montré la radio. Je n’y connais rien et j’ai pourtant bien vu le trait noir horizontal qui coupait ma rotule en deux !!!

    Pendant une semaine j’ai souffert le martyr à cause d’incompétents… Et j’ai toujours mal à mon genou si je force, presque 5 ans après…

    • Auteur

      oui oui tu fais bien de le souligner, l’attente et l’incompétence sont loin d’être seulement américain! Mes expériences (plus nombreuses pour le coup) avec les urgences françaises ne me laissent pas un souvenir mémorable non plus.
      Mais du coup tu as eu un plâtre pour ta fracture?

    • Non, 8 semaines d’immobilisation avec une attelle qui me prenait de la cheville à la cuisse. J’en ai vu des séries entières et des navets à la TV ! A l’époque j’étais seule avec ma fille… Pratique… Heureusement que j’ai des amis en or qui m’ont aidé ☺

  • La vache, c’est possible des gens comme ça aux urgences? Sérieux, le mec il fait une radio il sait meme pas pourquoi…. Abusé!

    J’ai pas testé les urgences ici, j’ai juste appelé le numéro 24/24 et 7/7 où des infirmiers et médecins répondent. J’avais fait bruler à l’azode liquide le matin meme (un vendredi) une verrue sous le pied. Une bulle de 1cm de diametre de sang s’était formée dessus. Impossible de poser le pied par terre. Ma question était simple : je fais quoi avec ça, je la laisse ou je la perce avec une aiguille stérile?
    Je suis restée 45min au tel avec le mec, à expliquer 4 fois l’histoire (il comprenait pas du tout ce que j’avais…) et à répondre à ces questions idiotes et formatées : avez vous eu des malaises dans les dernières 24h? Avez vous tenu des propos incohérents ou étiez désorientée? Avez vous eu un infactus? Et tout un tas de truc comme ça…
    Mais mec j’ai une VERRUE, pas mieux!
    Au final il m’a dit : « surtout n’y touchez pas et voyez avec votre médecin lundi ». Super. Le médecin le lundi m’a dit : « c’est tres courant comme phénomène, vous pouvez la percer si elle vous gene pour marcher ».

  • Coucou Laet,
    Je te rassure, l’incompétence n’a pas de frontière. J’ai filé aux urgence un vendredi soir après une mauvaise chute d’Aurélien. Il avait très mal à lavant bras et après 2:30 d’attente, on a passé la radio. Les techniciens étaient persuadé que l’avant bras était cassé donc ils ont tourné le coude dans tous les sens alors que le petit hurlait. Ils m’ont demandé de leur filer un coup de main mais moi j’étais sur le point de tomber dans les pommes tellement mon petit pleurait de souffrance. J’ai eu droit à un « oui enfin Madame, reprenez vous… » J avais juste envie de leur casser les bras ! Au final, c’était le coude qui était déboité!! Pas étonnant que mon loulou hurlait autant. On est rentrés à minuit et on espère ne jamais avoir à y retourner !!

  • Arrivée en 2013 à Washington, j’ai eu le droit à plusieurs passages aux urgences pédiatriques (3 enfants qui bougent pas mal et parfois un peu maladroits !). Aucune mauvaise expérience, et aucune facture démentielle. Notre assurance a toujours tout pris en charge.
    En revanche, je rebondis sur le message de Sophie et sa facture de 15.000 $. Un camarade de classe de ma fille ainée (16 ans) s’est fait fauché un soir par une voiture, le conducteur prenant la fuite. Il s’est réveillé à l’hôpital : une jambe et deux cotes cassées, des hématomes un peu partout, vivant et sans un seul souvenir de l’accident.
    Facture de plus de 20.000 $ que les parents ont refusé de prendre en charge sans négocier (aucun problème d’assurance, le père est diplomate). Il sont d’abord contesté, la facture a baissé de moitié. Comme cela ne leur suffisait pas, ils ont fait appel à une société spécialisée qui a négocié pour eux avec l’hôpital. Au final, ils n’ont payé que dans les 6-7.000 $.

  • Pareil ici au Québec…. non seulement ils ne communiquent pas entre eux, mais ils prennent leur temps (crise de colique néphrétique = 11 heures d’attente dans un couloir de l’hosto de Magog sans voir un seul médecin, et obligée de gueuler pour avoir au moins un doliprane pour calmer la douleur)….
    Depuis 2002 que je suis ici, j’ai toujours l’impression qu’ils embauchent du personnel style « médecine du travail » …. il faut quasiment leur dire ce qu’on a et ce qu’il faut pour le soigner.

  • haha mais tellement ! mon père a dû aller aux urgences dans le colorado cet été et la séquence des 12000 questions identiques par 12000 interlocuteurs, que tu payeras ensuite à la fin, me parle vraiment. Surtout que j’étais interprète… Le mieux étant le médecin coordinateur, qui décide juste de si oui ou non tu peux sortir…
    Et pour ma part j’avais relaté les différences entre l’hôpital américain et l’hôpital français… http://pompommegirl.blogspot.fr/2015/08/14-differences-entre-l-americain-et-l.html

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