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Publié le 5 août 2015

Sarah à NYC : Trouver un job depuis la France, c’est possible !

Il y a quelques temps, j’ai eu le plaisir d’interviewer Sarah du blog Vivre au-delà des Frontières. Sarah et son conjoint Maxime, 29 ans tous les deux et originaires de la Bourgogne, se sont installés à New York il y a environ un an. Leur parcours un peu atypique vers la Big Apple est la preuve que tout est possible à condition d’avoir un plan solide, des compétences spécifiques et recherchées dans son domaine d’activité, et un esprit ouvert. Je vous laisse découvrir comment ils ont chacun trouvé un job qualifié depuis la France au sein d’entreprises qui les ont sponsorisés pour venir aux USA !

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Comment est né votre projet de vous installer aux USA ?

J’avais pas mal voyagé pendant mes études, en Allemagne, en Slovénie puis en Suisse Alémanique. Ensuite je suis rentrée en France, à Toulouse, où Maxime m’a rejoint et très rapidement l’envie de repartir s’est faite ressentir.

J’ai donc évoqué le sujet avec lui, et il avait l’air plutôt partant. Néanmoins, quand on se projetait, on ne visait pas les USA spécifiquement. Moi j’étais très attirée par l’Allemagne ou la Suisse pour y avoir vécu…

De fil en aiguille on s’est tourné vers une destination anglophone, hors Europe, avec une grande attirance pour l’Australie de mon côté. Je connaissais pas mal de personnes qui avaient vécues cette expérience et je savais également que les formalités pour obtenir un visa dans ce pays étaient relativement faciles.

Maxime quant à lui était très attiré par les États-Unis, mais on n’était pas très confiants parce qu’on savait le challenge que cela représentait d’obtenir un visa, ce qui nous a également amené à considérer le Canada. Après quelques mois de réflexion, il a fallu faire un choix et on a décidé de tenter le tout pour le tout et de cibler nos recherches exclusivement aux États-Unis.

Peux-tu nous rappeler quels sont vos parcours professionnels et métiers respectifs ?

Moi je suis consultante en système d’information, avec des compétences spécifiques sur un logiciel qui s’appelle SAP. Par expérience, ce sont des compétences très demandées, en Europe et également aux États-Unis.

Maxime est Ingénieur Informatique spécialisé dans la gestion documentaire et visait particulièrement les éditeurs informatiques.

Je pense que nous avons l’avantage d’évoluer dans des secteurs porteurs, d’avoir un diplôme d’ingénieur (Bac+5) et également 5années d’expérience dans nos domaines respectifs ce qui s’est avéré être un vrai atout dans notre recherche. Je connais quelques expatriés qui, à défaut d’un niveau d’études supérieures, possédaient une solide expérience professionnelle, et ont donc pu se faire recruter dans le secteur informatique grâce à leur expertise, mais cela ne représente pas une majorité de personnes.

Comment avez-vous organisé votre recherche d’emploi ?

De par nos compétences spécifiques, notre ciblage s’est fait uniquement en fonction du secteur d’activité des entreprises. Il fallait mettre à profit notre bagage professionnel respectif pour optimiser nos chances de décrocher un entretien, un job, un visa. Par conséquent, cibler une zone géographique aurait peut-être été trop restrictif et nous ne voulions passer à côté d’aucune opportunité potentielle. La ville de destination dépendrait donc surtout de la localisation de l’employeur qui accepterait de recruter le 1er d’entre nous, et donnerait le ton pour affiner les recherches d’emploi de l’autre.

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Quel a été le point de départ et votre stratégie pour cette recherche d’emploi ?

Fin 2013 on avait donc une idée précise de notre projet, on avait choisi la destination (USA) et le 1er janvier 2014 on a trinqué à ce projet, avec un plan d’attaque et des objectifs concrets. On a commencé nos recherches dès les premiers jours de janvier, et on a fixé une date butoir à mi 2014 pour avoir trouvé un travail, obtenu le visa et être partis, ou sur le départ.

On a commencé nos recherches chacun de notre côté, avec une 1ère étape clé fixée à fin mars. Sans aucune piste sérieuse à cette date, on abandonnait le projet « USA » et on passait au plan B, à savoir un départ vers l’Australie.

En ce qui concerne notre stratégie, et bien que nous ayons mené nos recherches séparément, nous avons adopté la même technique : on a beaucoup misé sur les réseaux Viadéo et LinkedIn, on a postulé sur des offres d’emploi VIE (Volontariat International en Entreprise), mais également sur des offres d’emploi classiques, et nous avons également envoyé des candidatures spontanées. La combinaison de ces différentes approches nous ont rapidement permis d’obtenir des entretiens dans différentes entreprises.

Pour ma part, j’ai eu plusieurs entretiens dans 3 entreprises différentes (basées à San Francisco, dans le Kansas et à New-York), toutes trois françaises et possédant des filiales aux Etats-Unis.

Maxime a également été en contact avec 3 entreprises différentes, pour des postes à San Francisco, Denver et New-York. L’entreprise de Denver était une société américaine qui a rapidement été découragée face à la complexité des démarches liées au visa, et proposait en contrepartie à Maxime de débuter sur un poste basé à Londres avant d’être transféré aux USA. Proposition que nous n’avons pas retenue parce qu’elle ne correspondait pas à notre projet.

Finalement, le hasard faisant bien les choses, les 2 postes que nous visions sur New York se sont concrétisés à peu près en même temps et le choix s’est donc fait tout naturellement.

Vous avez tous deux passés plusieurs entretiens dans plusieurs entreprises. Comment cela s’est-il passé ? Avez-vous été confrontés à des difficultés particulières ?

Comme la plupart des entreprises avec lesquelles nous avons été en contact étaient françaises (sauf une), les premiers entretiens se sont passés en français, puis en anglais pour tester notre niveau d’anglais. J’ai eu des entretiens par téléphone, puis en personne à Paris, et enfin par Skype avec les gens du bureau de New-York.

Pour aller plus loin, Sarah a rédigé article dans lequel elle raconte leurs entretiens d’embauche et quelques conseils pratiques pour être bien préparé : http://vivreaudeladesfrontieres.com/entretien-embauche/

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Selon toi, quel a été le facteur clé de succès de votre recherche d’emploi ?

Clairement je m’étais beaucoup préparée par rapport à la langue. Je travaillais de temps en temps avec des clients d’autres nationalités ce qui m’amenait à parler anglais de temps en temps, mais j’ai redoublé d’efforts pour être prête pour les entretiens. Et sans aucune doute, notre secteur d’activité comme je l’évoquais précédemment.

Et côté timing, comment les choses se sont-elles déroulées ?

Comme je le disais plus tôt, nous avons entamé nos recherches de façon active dès les premiers jours 2014 avec un objectif à 3 mois. Moi-même j’ai reçu une offre définitive d’embauche de l’entreprise basée sur New York mi-mars, et Maxime a reçu la sienne une dizaine de jours plus tard. On ne pouvait pas rêver mieux.

La seule concession dans le cas de Maxime, c’est qu’il devait suivre une formation à Paris pendant 3 mois avant de partir pour les USA, ce qui diffèrerait légèrement son départ de la France.

Une fois les jobs acceptés et sécurisés, comment se sont passés les démarches pour le visa ? Pour quel type de visa avez-vous été sponsorisés ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce sujet ?

Moi j’ai été sponsorisé sur un visa E1 (Trader). Quant à Maxime, ils ont tenté de le faire venir avec un H1B mais celui-ci est soumis à quota, et Maxime n’a malheureusement pas été sélectionné donc ils sont finalement passés par un visa E2 (Investisseur).

C’est un peu trompeur car techniquement il n’a rien investi et bénéficie d’un statut salarié classique, mais la société et leur cabinet d’avocat a dû monter et fournir un dossier financier assez conséquent pour justifier la demande du visa E2.

Les démarches ont été prises en charge intégralement par les entreprises qui nous recrutaient, par l’intermédiaire de leurs cabinets d’avocats respectifs, donc nous n’avons pas été trop confrontés à la complexité des démarches.

Néanmoins, l’attente était assez pesante. Notamment par rapport au refus du H1B de Maxime qui nous a été notifié fin juin, date à laquelle j’ai reçu mon visa. Ces quelques jours d’incertitude ont été particulièrement stressants, mais heureusement les démarches pour son E2 ont été enclenchées quelques jours plus tard et ont durées presque 3 mois.

Ces deux types des visas sont exclusivement liés à nos entreprises respectives et ne nous permettent de chercher un emploi dans une autre entreprise.

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Question beaucoup plus « matérielle », comment avez-vous géré votre déménagement vers la big Apple ?

On a quitté Toulouse tous les 2 en même temps et avons commencé nos formations à Paris en même temps. Propriétaire de l’appartement dans lequel nous vivions à Toulouse, nous avons fait le choix de le mettre en location meublé. Nous avons débarrassé nos affaires personnelles que nous avons entreposés chez nos parents, et sommes partis uniquement avec deux valises chacun et avons racheté tout le nécessaire ici à notre arrivée.

Tu es arrivée à New York avant Maxime, quel a été ton plus gros challenge ? Un conseil à partager ?

De loin, la recherche d’un appartement. Mon employeur me logeait à l’hôtel pendant une semaine, et je me suis retrouvée à devoir faire tout un tas de démarches alors même que je travaillais, et surtout que je recherche un appartement à louer pour la semaine suivante. Ce fut une expérience assez stressante et frustrante parce que le temps n’était pas mon allié. J’ai d’abord trouvé un appart en collocation, en attendant Maxime, puis un appart pour nous deux à son arrivée. Pour ce deuxième appart, nous avons fait appel aux services d’un broker (agent immobilier), et ça s’est avéré être une excellente solution, que je recommande fortement à celles et ceux qui arrivent sur New-York. D’ailleurs n’hésitez pas non plus à négocier les frais du broker et à les inclure dans votre budget loyer mensuel. Mais dans tous les cas, vous devrez payer ces frais au début.

Je citerai aussi le fait de se recréer un cercle d’amis, surtout parce que je suis arrivée seule. Du coup j’ai participé à pas mal de Meetups et j’ai rencontré pas mal de gens, dont certains sont d’ailleurs déjà partis (en France ou ailleurs). Et puis travaillant dans des entreprises françaises, nous avons également sympathisé avec nos collègues et compatriotes.

**Pour aller plus loin** – – Sarah a rédigé un article très complet sur la recherche d’appartement à New-York et partage ses bons plans : http://vivreaudeladesfrontieres.com/location-appartement-new-york/

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Vous êtes installés à New-York depuis maintenant 1 an (approximativement), êtes-vous satisfait de votre expérience jusqu’à présent ? Avez-vous des projets à moyen terme ?

Une des choses les plus marquantes ici c’est la « Positive Attitude » des gens, une ambiance et un état d’esprit assez différent de la France, qui peuvent-être déroutants au premier abord mais qu’on adopte finalement très vite et très naturellement.

On est venu aux USA pour une expérience d’au moins un an. L’année s’est super vite écoulée et pour l’instant nous n’avons pas le souhait de rentrer en France. On se donne donc une deuxième année au terme de laquelle on fera un point en termes de boulot, d’opportunité et on décidera si on souhaite prolonger, rentrer ou partir ailleurs.

Encore un immense merci à Sarah pour le temps précieux qu’elle m’a consacrée.

J’espère que cette interview vous a plu et/ou peut-être aidé dans votre projet de vivre aux USA.

N’hésitez pas à rendre visite à Sarah sur:

Son Blog

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Son compte Google +

Article publié par Laëtitia

Originaire de Grenoble, je suis à mi-chemin entre les trente et quarante bougies. Mon mari et moi sommes arrivés à Portland (Oregon) en septembre 2013, et sommes les heureux parents d’une petite franco-américaine, Olivia, née en 2015. Je suis l’auteur et la photographe de ce blog que j’alimente dès que j’en ai l’occasion. J’ai la chance d’exercer un métier qui me passionne, à savoir, Responsable Evènementiel.

4 commentaires

  • Très chouette interview ! Merci.

  • Hyper intéressant, merci pour le partage 😀

  • Trés intéressant! Par contre, je dirais que l’obtention d’un visa pour l’Australie n’est plus si facile! Les Visa Vacances Travail le sont encore certes mais ils ne durent que 2 ans maximum.

  • Bonjour,
    le visa E2 pour une embauche est très, très restrictif te souvent mal utilisé, voire à la limite de l’illégalité. Ma boite (US) ne le lorsque l’employé n’est pas réellement investisseur, car en cas de contrôle l’employé peut se retrouver renvoyé au pays en moins de temps qu’il n’en fait pour faire une valise. Il est important de le savoir et essayer de se faire sponsoriser un H1B a la place.
    PS New York ne prend pas de tiret

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